• PROJET GLOBAL AU SERVICE DE L’EDUCATION – REGION DU SAHEL

    NOTE EVOLUTIVE  (Projet en cours de développement avec les parties prenantes)

    PREAMBULES

    1/ Un projet ouvert, participatif, coopératif…

    Chacun  est invité  à apporter sa contribution à son montage –  enrichissement du contenu, communication, promotion… – pour le faire émerger, en respectant l’autonomie, la responsabilité, la dignité et la liberté des individus et communautés visés par le projet.

    UN PROJET REALISE ENSEMBLE

    SAMSUNG CAMERA PICTURESJanvier 2016 : une séance d’animation pour des aménagements de jardins scolaires dans des écoles

    2/ Facilitation / Médiation du projet

    Le projet global est conçu avec un esprit de facilitation/médiation, et de responsabilité sociétale et environnementale, permettant aux parties prenantes de réfléchir ensemble :

    • pourquoi « viser un enseignement primaire universel avec une égalité fille/garçon ?»
    • comment procéder pour y arriver en prenant en considération les valeurs, intérêts et besoins de chacun ?

    Le but est de développer les capacités d’autonomie et de résilience des populations pour être auteurs et acteurs de leur vie dans un contexte systémique.

     

    DESCRIPTION DU PROJET AU SAHEL EN COURS

    La Région du Sahel est l’une des 13 régions concernées au Burkina Faso par la politique de décentralisation. Elle est située à l’extrême nord du pays avec une superficie de 36 100 km2 soit 13, 2 % du territoire.

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    Le projet d’ «Appui au Développement Local au Service de l’Education dans la Région du Sahel au Burkina Faso » est planifié comme une phase pilote pour un futur programme de grande envergure dans la province. Le projet est prévu dans la province du SENO en partenariat avec la Direction Provinciale de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (DPENA) du Séno.

    Carte SénoLa DPENA du Séno, avec pour Chef-lieu Dori, regroupe 9 Circonscriptions d’Education de Base (C.E.B.) réparties dans 6 Communes: Bani 1, Bani 2, Dori 1, Dori 2,  Dori 3, Falagountou, Gorgadji, Seytenga et  Sampelga.

    Le but du projet est de mettre en place des actions pilotes dans 10 écoles sur une période de 5 ans (2018 à 2023). Les écoles visées la première année sont toutes dans la Circonscription d’Education de Base de Dori 3: Djigo à 20 km de Dori, Selbo à 6 km, Djomga à 5 km et Yacouta à 12 km.

    L’évaluation de cette phase pilote permettra de planifier après 2023, une phase 2 avec une expansion au niveau de la circonscription Dori 3 et d’une autre circonscription. Suivant les futurs soutiens financiers, il est envisagé une intervention sur toute la région du Sahel.

    Objectif Global du Projet

    Contribuer à une éducation de base inclusive plus accessible et de meilleure qualité pour les jeunes du Burkina Faso, avec une égalité fille/garçon

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    Photo janvier 2016 : des enfants de l’école de Djibo 

    Objectifs spécifiques

    • Susciter la mobilisation sociale et une plus grande implication des parties prenantes dans le développement de l’éducation de base dans la Région du Sahel.
    • Promouvoir les approches pédagogiques qui améliorent les pratiques des enseignants et les apprentissages des élèves.
    • Améliorer la qualité de l’environnement des apprentissages (santé, hygiène, nutrition, prévention contre le VIH/SIDA et amélioration du cadre de vie en milieu scolaire).
    • Promouvoir à travers les pratiques agroécologiques et appuyer le développement d’Activités Génératrices de revenus (AGR) pour améliorer les revenus des parents, des Associations des Parents des Elèves (APE) et des Mères Educatrices (AME)  pour contribuer à  lever leurs réticences à envoyer les enfants – filles et garçons – à l’école.

    Un projet développé par étapes et démarrant avec trois sous-projets autonomes

    Un avant-projet de 80 pages (daté du 30 août 2016), avec une vision et une cohérence globales sur les aspects socio-économiques, a été écrit suite à trois missions exploratoires réalisées en juin et juillet 2014 et janvier 2016. Ce document est en cours de mise à jour suite à une nouvelle mission réalisée en janvier 2017.

    Le projet est prévu d’être mis en place de manière progressive, pour sensibiliser, récolter, confirmer les premiers besoins et attentes des différentes parties prenantes, en commençant avec trois sous-projets autonomes, pérennes et dits nourriciers :

    Sous-projet 1 sur l’agroécologie

    • Sensibilisation aux pratiques agroécologiques
    • Appui technique sur les pratiques agroécologiques
    • Mise en place de jardins agroécologiques dans les écoles,
    • Réhabilitation ou réalisation de forage d’eau dans les écoles.

    Sous-projet 2 sur la Médiation, la Communication NonViolente et l’Empathie

    • Sensibilisation des différentes parties prenantes des bienfaits de la culture à la Médiation,
    • Elaboration participative et mise en oeuvre de plans d’actions
    • Capitalisation et partage des expériences

    Sous-projet 3  Formations de formateurs

    • Améliorer les pratiques des enseignants sur des méthodes pédagogiques actives et participatives permettant le développement des enfants sur des principes de relations de confiance, d’estime de soi et des autres
    • Expliquer aux enseignants les enjeux de la réforme curriculaire du système éducatif au Burkina et leur rôle participatif pour contribuer au développement de cette réforme.

    Ils sont dits « nourriciers »

    • Au sens propre du terme, pour nourrir et améliorer les revenus des parents et des mères éducatrices,
    • Au sens figuré, pour améliorer les dialogues inclusifs, renforcer l’autonomie et créer des activités avec des valeurs fortes et endogènes, au niveau individuel et collectif (voir note sur l’éducation et l’empathie).

    EDUCATION ET EMPATHIEProverbe Peulh

    Ces trois premiers sous-projets sont mis en oeuvre avec les partenariats  :

    • Partenaires AIDMR et AVAPAS au Burkina Faso pour le sous-projet 1 sur l’agroécologie au service de l’éducation;
    • ONG de l’Afrique de l’Ouest ASHOKA SAHEL sur les sujets de l’agriculture, l’éducation et l’empathie,
    • Partenaire Français TERRAFRIK pour les montages des dossiers, recherches de financements pour les sous-projets 1 et 2,
    • Partenaire Burkinabè BAOWEND-SOM pour le sous-projet 2 sur la CNV et l’Empathie,
    • Partenaires Français HAMAP Humanitaire et Burkinabè BAOWEND-SOM pour le sous-projet 3 Formations.

    Suite aux dernières missions exploratoires réalisées en janvier 2016 et 2017, les parties prenantes (Directeurs des écoles, Parents des Elèves, Mères Educatrices…) se mobilisent pour préciser leurs besoins et plans d’actions à court terme pour ces trois premiers sous-projets.

    Plus de précisions sont données sur les trois premiers sous-projets dans la rubrique « Nos projets » du présent site.

    Note mise en ligne le 24/12/2014, mise à jour le 03/06/2017

  • SOUS-PROJET 1 : AGROECOLOGIE AU SERVICE DE L’EDUCATION

    PREAMBULE

    D’une durée de 5 ans, le projet global « Région du Sahel – Appui au développement local au service de l’éducation » est prévu de commencer d’une manière progressive,  avec trois sous projets  sur les thématiques suivantes :

    • SP1 : Sous-projet 1 –  Agroécologie au service de l’Education
    • SP2 : Sous-projet 2 –  Communication NonViolente et Empathie
    • SP3 : Sous-Projet 3 – Formations de formateurs sur des pédagogies actives et coopératives.

    Cette structuration en sous projets, ou phases, procède d’une approche adaptative permettant une segmentation du projet global en sous-ensembles logiques régis par les changements qui interviennent dans l’environnement. Chaque sous-projet est conçu pour être autonome et pérenne dans le temps, il n’en demeure pas moins qu’ils sont congruents pour former des racines au projet global. Non cloisonnés, des itérations se développent entre ces sous-projets.

    Photo Enfants dans école2

    OBJECTIF GLOBAL DU SOUS PROJET 1 – AGROECOLOGIE AU SERVICE DE L’EDUCATION

    « ELABORER PARTICIPATIVEMENT DES JARDINS SCOLAIRES AU SEIN DES ECOLES, EN VUE DE CONTRIBUER A L’AMELIORATION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE DE LEUR CANTINE ENDOGENE, ET ENSEIGNER DES PRATIQUES AGROECOLOGIQUES LIEES A DES PRODUCTIONS MARAICHERES »

    OBJECTIFS SPECIFIQUES

    • Organiser l’implication et la formation des membres de l’Association des Mères Educatrices, de l’Association des Parents d’Elèves, et du Comité de Gestion des Etablissements scolaires, des enseignants et des élèves eux-mêmes sur la mise en place de jardins scolaires agroécologiques au sein de 3 ou 4 écoles pilotes.
    • Créer des jardins agroécologiques au sein des écoles identifiées et les équiper en matériel et intrants nécessaires pour la production de légumes.
    • Sensibiliser et former des animateurs endogènes (ambassadeurs de l’agroécologie) pour assurer le suivi/ accompagnement rapproché des jardins.
    • Susciter et/ou renforcer les cantines scolaires endogènes qui seront améliorées par les légumes provenant des jardins pour en améliorer la qualité nutritionnelle et en assurer la permanence car constituant un facteur de maintien des élèves à l’école.
    • Concilier l’éducation et la production avec le jardin scolaire comme un réel support pédagogique.
    PARTENARIATS

    Partenaires locaux

    • AIDMR et AVAPAS pour la définition participative avec les acteurs locaux du projet, la mise en place des formations et des jardins.
    • Techniciens des Services déconcentrés du Ministère de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire à Dori.

    Partenaires français

    • TET-LLA : accompagnement au montage du projet et à la collecte des fonds. Tet-llä fait profiter de son expérience du montage de projets pour la lutte contre la pauvreté en Afrique subsaharienne et de construction de réponses citoyennes aux enjeux locaux.
    ETUDE DE MILIEU – INTERETS ET ATOUTS POSITIFS DU PROJET

    Une étude de milieu* a eu lieu en janvier 2016 afin de construire ce projet, avec et pour les acteurs des localités visées (Djogo, Yacouta, Djomga et Selbo situées entre 8 et 20 km en périphérie de Dori). Une mission complémentaire de consolidation du projet s’est déroulée en janvier 2017.

    SAMSUNG CAMERA PICTURES

    L’étude de milieu et les consolidations des informations sont essentielles pour ASD et ses partenaires AIDMR et AVAPAS, car dans l’éthique de l’agroécologie au sens de Terre & Humanisme, tout projet doit naître des besoins exprimés par les bénéficiaires, avec un esprit de maïeutique socratique, afin d’intégrer les fondements, des racines sur les aspects socio-économiques et culturels, avec des hommes et des femmes, artisan(e)s de leur propre développement.

    Meres_educatrices_et_Parents

    Au niveau humain, l’étude du milieu a mis en évidence des engagements et des fortes potentialités des parents, des enseignants  et des structures associatives (Mères Educatrices, Parents des Elèves, Comités de Gestion des Etablissements Scolaires). Les discussions ont abouti à un consensus commun sur les avantages des jardins scolaires et des formations au triple plan, socio-économique, culturel et pédagogique.

    Il y a eu aussi une adhésion sur le principe de formations de deux ou trois animateurs endogènes, avec la mission à leur tour de démultiplier des formations au niveau des autres sites locaux (principe du donner recevoir rendre).

    L’étude a aussi porté sur la faisabilité technique des jardins. Il s’avère que trois des quatre écoles sont très propices à leur mise en place. La quatrième école est dépendante de la création d’un forage d’eau, mis en option dans le montage du sous-projet SP1.

    INFORMATIONS CONCERNANT L’AVANCEMENT DE CE PROJET
    • Ce projet est bien avancé en écriture pour le montage des demandes de financement auprès de bailleurs en Europe,
    • Les demandes de financement ont démarré pour envisager de démarrer les activités en 2018.

     

     

     

     * Cette étude de milieu et la mission de consolidation des informations ont été possibles grâce au financement par des donateurs français suite à un appel à dons. ASD remercie ces donateurs permettant d’initier ce projet.

    Note mise en ligne le 03/08/2016 – mise à jour le 20 mai 2017

  • SOUS-PROJET 2 : MEDIATION, CNV ET EMPATHIE

    PREAMBULE

    D’une durée de 5 ans, le projet global « Région du Sahel – Appui au développement local au service de l’éducation » est prévu de commencer d’une manière progressive, avec trois sous projets sur les thématiques suivantes :

    • SP1 : Sous-projet 1 –  Agroécologie au service de l’Education
    • SP2 : Sous-projet 2 –  Médiation, Communication NonViolente et Empathie
    • SP3 : Sous-Projet 3 – Formations de formateurs sur des pédagogies actives et coopératives.

    Cette structuration en sous projets, ou phases, procède d’une approche adaptative permettant une segmentation du projet global en sous-ensembles logiques régis par les changements qui interviennent dans l’environnement. Chaque sous-projet est conçu pour être autonome et pérenne dans le temps.

    La présente note est en construction dans la mesure où notre association ASD développe dans un premier temps les sous-projets 1 et 3.

    OBJECTIF GLOBAL DU SOUS PROJET 2 – MEDIATION, CNV ET EMPATHIE

    PROMOUVOIR DES APPROCHES COOPERATIVES ET DES PRATIQUES EMPATHIQUES DANS L’EDUCATION DE BASE

    OBJECTIFS  SPECIFIQUES

    • Sensibilisation sur la Médiation, la Communication NonViolente et l’empathie  au niveau de l’environnement éducatif des 4 écoles pilotes
    • Elaboration et mise en œuvre d’un plan d’action
    • Capitalisation et partage des expériences

    PLUS DE DETAILS

    Sur la médiation, des informations dans la note résilience et la médiation, dans la rubriques « Qui sommes-nous ? », et sur  la CNV  dans la note Education et empathie.

    Le sous-projet 2 propose aux parties prenantes de l’éducation de base des 4 écoles pilotes :

    1/ Organiser des ateliers de sensibilisation auprès des parties prenantes de l’éducation de base des 4 écoles pilotes  (collectivités locales, conseillers municipaux, Direction Provinciale de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (DPENA Province du SENO), Circonscription d’Education de base (CEB de Dori 3),  parents des  élèves, mères éducatrices…) :

    • Mettre en évidence les valeurs positives des cultures africaines,
    • Présenter les actions et les résultats concrets obtenus dans une école à Ouagadougou, qui a expérimenté et intégré des bienfaits de pratique de médiation et de CNV (voir note sur les actions et résultats de l’école de Zongo Nabitenga),
    • Expliquer les principes de gestion des conflits, montrer les richesses des différends et leur prise en considération pour développer la résilience des individus et des communautés,
    • Initier sur la pratique de la  médiation et de la communication Empathique, faire les liens avec les cultures endogènes des palabres.

    L’adhésion des collectivités locales et des  membres des associations des parents d’élèves et des mères éducatives est capitale dans la mesure où ils constituent des courroies de transmission entre l’école et les populations. Leur adhésion est source d’implication et de motivation des communautés de base.

    2/ Organiser un atelier d’initiation/formation  au bénéfice du personnel de la CEB N°3, DPENA, et les enseignants des 4 écoles pilotes

    Cet atelier est prévu après les formations réalisées dans le cadre du sous-projet 3.

    Il permet d’une part, des échanges d’informations avec les premiers responsables de l’éducation, de capitaliser leurs connaissances et pratiques en matière d’empathie; d’autre part d’initier et/ou compléter aux participants des pratiques de base sur la médiation et la CNV (concept, approche, outils).

    Les enseignants des quatre écoles ainsi sensibilisés disposent de compétences complémentaires pour accompagner les élèves dans la mise en œuvre de cette nouvelle approche.

     3/ Elaborer et mettre en place un plan d’action sur la médiation et l’empathie avec toutes les parties prenantes

    Les directeurs des 4 écoles pilotes, les représentants de la DPENA, de la CEB N°3, des Associations de gestion des écoles prennent activement part à un atelier pour aboutir à l’élaboration d’un plan d’action consensuel et pertinent.

    Les activités ci-dessous sont des esquisses à valider dans le plan d’action, en plus des autres à définir. Ces activités ont été identifiées sur la base de l’expérience menée dans l’école pilote de Zongo Nabitenga et des échanges avec les responsables de l’éducation de base sur le terrain à Dori :

    • Créer des clubs au sein des quatre écoles,
    • Outiller les enseignants en matériel didactique conséquent,
    • Organiser des activités ludiques.

    4/ Capitaliser et partager les expériences entre écoles

    • Organiser des journées de témoignages inter-écoles
    • Organiser une conférence pédagogique pour la diffusion des acquis

    5/ Inviter des intervenants partenaires d’Europe ou de l’Afrique de l’Ouest

    Cette activité consiste à profiter des expériences de formateurs certifiés ou précertifiés en Communication NonViolente. Le but est de partager et de développer les compétences avecet pour les formateurs africains, pour des sensibilisations riches en pratiques, avec des échanges sur les valeurs universelles des cultures endogènes africaines.

    Dans ce contexte, un atelier particulier et participatif est envisagé : l’apprentissage de la CNV à l’aide de réalisation de Mind Maps, avec la participation active des élèves, à la fois pour le développement des cartes euristiques, à l’image des racines et des branches d’un arbre, et aussi pour la production de dessins avec des couleurs africaines.

    Ces activités sont envisagées avec une des richesses africaines,  « laisser le temps au temps ».

     

     

     

    Note mise en ligne le 06/08/16 et amendée le 18/06/17