• SOUS-PROJET 1 : AGROECOLOGIE AU SERVICE DE L’EDUCATION

    PREAMBULE

    D’une durée de 5 ans, le projet global « Région du Sahel – Appui au développement local au service de l’éducation » est prévu de commencer d’une manière progressive,  avec trois sous projets  sur les thématiques suivantes :

    • SP1 : Sous-projet 1 –  Agroécologie au service de l’Education
    • SP2 : Sous-projet 2 –  Communication NonViolente et Empathie
    • SP3 : Sous-Projet 3 – Formations de formateurs sur des pédagogies actives et coopératives.

    Cette structuration en sous projets, ou phases, procède d’une approche adaptative permettant une segmentation du projet global en sous-ensembles logiques régis par les changements qui interviennent dans l’environnement. Chaque sous-projet est conçu pour être autonome et pérenne dans le temps, il n’en demeure pas moins qu’ils sont congruents pour former des racines au projet global. Non cloisonnés, des itérations se développent entre ces sous-projets.

    Photo Enfants dans école2

    OBJECTIF GLOBAL DU SOUS PROJET 1 – AGROECOLOGIE AU SERVICE DE L’EDUCATION

    « ELABORER PARTICIPATIVEMENT DES JARDINS SCOLAIRES AU SEIN DES ECOLES, EN VUE DE CONTRIBUER A L’AMELIORATION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE DE LEUR CANTINE ENDOGENE, ET ENSEIGNER DES PRATIQUES AGROECOLOGIQUES LIEES A DES PRODUCTIONS MARAICHERES »

    OBJECTIFS SPECIFIQUES

    • Organiser l’implication et la formation des membres de l’Association des Mères Educatrices, de l’Association des Parents d’Elèves, et du Comité de Gestion des Etablissements scolaires, des enseignants et des élèves eux-mêmes sur la mise en place de jardins scolaires agroécologiques au sein de 3 ou 4 écoles pilotes.
    • Créer des jardins agroécologiques au sein des écoles identifiées et les équiper en matériel et intrants nécessaires pour la production de légumes.
    • Sensibiliser et former des animateurs endogènes (ambassadeurs de l’agroécologie) pour assurer le suivi/ accompagnement rapproché des jardins.
    • Susciter et/ou renforcer les cantines scolaires endogènes qui seront améliorées par les légumes provenant des jardins pour en améliorer la qualité nutritionnelle et en assurer la permanence car constituant un facteur de maintien des élèves à l’école.
    • Concilier l’éducation et la production avec le jardin scolaire comme un réel support pédagogique.
    PARTENARIATS

    Partenaires locaux

    • AIDMR et AVAPAS pour la définition participative avec les acteurs locaux du projet, la mise en place des formations et des jardins.
    • Techniciens des Services déconcentrés du Ministère de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire à Dori.

    Partenaires français

    • TET-LLA : accompagnement au montage du projet et à la collecte des fonds. Tet-llä fait profiter de son expérience du montage de projets pour la lutte contre la pauvreté en Afrique subsaharienne et de construction de réponses citoyennes aux enjeux locaux.
    ETUDE DE MILIEU – INTERETS ET ATOUTS POSITIFS DU PROJET

    Une étude de milieu* a eu lieu en janvier 2016 afin de construire ce projet, avec et pour les acteurs des localités visées (Djogo, Yacouta, Djomga et Selbo situées entre 8 et 20 km en périphérie de Dori). Une mission complémentaire de consolidation du projet s’est déroulée en janvier 2017.

    SAMSUNG CAMERA PICTURES

    L’étude de milieu et les consolidations des informations sont essentielles pour ASD et ses partenaires AIDMR et AVAPAS, car dans l’éthique de l’agroécologie au sens de Terre & Humanisme, tout projet doit naître des besoins exprimés par les bénéficiaires, avec un esprit de maïeutique socratique, afin d’intégrer les fondements, des racines sur les aspects socio-économiques et culturels, avec des hommes et des femmes, artisan(e)s de leur propre développement.

    Meres_educatrices_et_Parents

    Au niveau humain, l’étude du milieu a mis en évidence des engagements et des fortes potentialités des parents, des enseignants  et des structures associatives (Mères Educatrices, Parents des Elèves, Comités de Gestion des Etablissements Scolaires). Les discussions ont abouti à un consensus commun sur les avantages des jardins scolaires et des formations au triple plan, socio-économique, culturel et pédagogique.

    Il y a eu aussi une adhésion sur le principe de formations de deux ou trois animateurs endogènes, avec la mission à leur tour de démultiplier des formations au niveau des autres sites locaux (principe du donner recevoir rendre).

    L’étude a aussi porté sur la faisabilité technique des jardins. Il s’avère que trois des quatre écoles sont très propices à leur mise en place. La quatrième école est dépendante de la création d’un forage d’eau, mis en option dans le montage du sous-projet SP1.

    INFORMATIONS CONCERNANT L’AVANCEMENT DE CE PROJET
    • Ce projet est bien avancé en écriture pour le montage des demandes de financement auprès de bailleurs en Europe,
    • Les demandes de financement ont démarré pour envisager de démarrer les activités en 2018.

     

     

     

     * Cette étude de milieu et la mission de consolidation des informations ont été possibles grâce au financement par des donateurs français suite à un appel à dons. ASD remercie ces donateurs permettant d’initier ce projet.

    Note mise en ligne le 03/08/2016 – mise à jour le 20 mai 2017

  • SOUS-PROJET 2 : MEDIATION, CNV ET EMPATHIE

    PREAMBULE

    D’une durée de 5 ans, le projet global « Région du Sahel – Appui au développement local au service de l’éducation » est prévu de commencer d’une manière progressive, avec trois sous projets sur les thématiques suivantes :

    • SP1 : Sous-projet 1 –  Agroécologie au service de l’Education
    • SP2 : Sous-projet 2 –  Médiation, Communication NonViolente et Empathie
    • SP3 : Sous-Projet 3 – Formations de formateurs sur des pédagogies actives et coopératives.

    Cette structuration en sous projets, ou phases, procède d’une approche adaptative permettant une segmentation du projet global en sous-ensembles logiques régis par les changements qui interviennent dans l’environnement. Chaque sous-projet est conçu pour être autonome et pérenne dans le temps.

    La présente note est en construction dans la mesure où notre association ASD développe dans un premier temps les sous-projets 1 et 3.

    OBJECTIF GLOBAL DU SOUS PROJET 2 – MEDIATION, CNV ET EMPATHIE

    PROMOUVOIR DES APPROCHES COOPERATIVES ET DES PRATIQUES EMPATHIQUES DANS L’EDUCATION DE BASE

    OBJECTIFS  SPECIFIQUES

    • Sensibilisation sur la Médiation, la Communication NonViolente et l’empathie  au niveau de l’environnement éducatif des 4 écoles pilotes
    • Elaboration et mise en œuvre d’un plan d’action
    • Capitalisation et partage des expériences

    PLUS DE DETAILS

    Sur la médiation, des informations dans la note résilience et la médiation, dans la rubriques « Qui sommes-nous ? », et sur  la CNV  dans la note Education et empathie.

    Le sous-projet 2 propose aux parties prenantes de l’éducation de base des 4 écoles pilotes :

    1/ Organiser des ateliers de sensibilisation auprès des parties prenantes de l’éducation de base des 4 écoles pilotes  (collectivités locales, conseillers municipaux, Direction Provinciale de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (DPENA Province du SENO), Circonscription d’Education de base (CEB de Dori 3),  parents des  élèves, mères éducatrices…) :

    • Mettre en évidence les valeurs positives des cultures africaines,
    • Présenter les actions et les résultats concrets obtenus dans une école à Ouagadougou, qui a expérimenté et intégré des bienfaits de pratique de médiation et de CNV (voir note sur les actions et résultats de l’école de Zongo Nabitenga),
    • Expliquer les principes de gestion des conflits, montrer les richesses des différends et leur prise en considération pour développer la résilience des individus et des communautés,
    • Initier sur la pratique de la  médiation et de la communication Empathique, faire les liens avec les cultures endogènes des palabres.

    L’adhésion des collectivités locales et des  membres des associations des parents d’élèves et des mères éducatives est capitale dans la mesure où ils constituent des courroies de transmission entre l’école et les populations. Leur adhésion est source d’implication et de motivation des communautés de base.

    2/ Organiser un atelier d’initiation/formation  au bénéfice du personnel de la CEB N°3, DPENA, et les enseignants des 4 écoles pilotes

    Cet atelier est prévu après les formations réalisées dans le cadre du sous-projet 3.

    Il permet d’une part, des échanges d’informations avec les premiers responsables de l’éducation, de capitaliser leurs connaissances et pratiques en matière d’empathie; d’autre part d’initier et/ou compléter aux participants des pratiques de base sur la médiation et la CNV (concept, approche, outils).

    Les enseignants des quatre écoles ainsi sensibilisés disposent de compétences complémentaires pour accompagner les élèves dans la mise en œuvre de cette nouvelle approche.

     3/ Elaborer et mettre en place un plan d’action sur la médiation et l’empathie avec toutes les parties prenantes

    Les directeurs des 4 écoles pilotes, les représentants de la DPENA, de la CEB N°3, des Associations de gestion des écoles prennent activement part à un atelier pour aboutir à l’élaboration d’un plan d’action consensuel et pertinent.

    Les activités ci-dessous sont des esquisses à valider dans le plan d’action, en plus des autres à définir. Ces activités ont été identifiées sur la base de l’expérience menée dans l’école pilote de Zongo Nabitenga et des échanges avec les responsables de l’éducation de base sur le terrain à Dori :

    • Créer des clubs au sein des quatre écoles,
    • Outiller les enseignants en matériel didactique conséquent,
    • Organiser des activités ludiques.

    4/ Capitaliser et partager les expériences entre écoles

    • Organiser des journées de témoignages inter-écoles
    • Organiser une conférence pédagogique pour la diffusion des acquis

    5/ Inviter des intervenants partenaires d’Europe ou de l’Afrique de l’Ouest

    Cette activité consiste à profiter des expériences de formateurs certifiés ou précertifiés en Communication NonViolente. Le but est de partager et de développer les compétences avecet pour les formateurs africains, pour des sensibilisations riches en pratiques, avec des échanges sur les valeurs universelles des cultures endogènes africaines.

    Dans ce contexte, un atelier particulier et participatif est envisagé : l’apprentissage de la CNV à l’aide de réalisation de Mind Maps, avec la participation active des élèves, à la fois pour le développement des cartes euristiques, à l’image des racines et des branches d’un arbre, et aussi pour la production de dessins avec des couleurs africaines.

    Ces activités sont envisagées avec une des richesses africaines,  « laisser le temps au temps ».

     

     

     

    Note mise en ligne le 06/08/16 et amendée le 18/06/17

  • SOUS-PROJET 3 : FORMATION DE FORMATEURS

    PREAMBULE

    D’une durée de 5 ans, le projet global « Région du Sahel – Appui au développement local au service de l’éducation » est prévu de commencer d’une manière progressive, avec trois sous projets. Cette note présente le  Sous-Projet 3 – Formations de formateurs sur des pédagogies inclusives montées en partenariat avec HAMAP Humanitaire

    UNE PRESENTATION DE CE PROJET ET UNE CAMPAGNE DE COMMUNICATION EST EN COURS, GRACE A UN  FINANCEMENT PARTICIPATIF ORGANISE PAR NOTRE PARTENAIRE FRANCAIS HAMAP HUMANITAIRE :
    https://www.helloasso.com/associations/hamap-humanitaire/collectes/formation-de-formateurs

     

    OBJECTIF GLOBAL DU SOUS PROJET 3 – FORMATION DE FORMATEURS

    METTRE EN PLACE DES FORMATIONS PARTICIPATIVES DE FORMATEURS PERMETTANT DE CONTRIBUER A L’ATTEINTE DE L’OBJECTIF DE LA POLITIQUE NATIONALE DE L’EDUCATION DE BASE DE VISER UN ENSEIGNEMENT PRIMAIRE UNIVERSEL EN 2021 AVEC UNE EGALITE FILLE / GARCON

    OBJECTIFS  SPECIFIQUES DU SOUS PROJET 3 – FORMATIONS DE FORMATEURS

    • Améliorer  la compréhension d’enseignants de Ouagadougou et de Dori sur les enjeux de la réforme curriculaire du système éducatif au Burkina Faso et leur rôle participatif pour contribuer au développement de cette réforme.
    • Améliorer les pratiques des enseignants sur des méthodes pédagogiques actives et participatives permettant le développement des enfants sur des principes de relations de confiance, d’estime de soi et des autres.
    • Favoriser les comportements citoyens des enfants pour améliorer l’apprentissage et la réussite scolaire.

     

    PLUS DE DETAILS

    CONTEXTE
    • Promotion des approches pédagogiques innovantes qui améliorent les pratiques des enseignants et les acquis scolaires des élèves, sur la base de pédagogies actives et collaboratives.
    • Démarche en cohérence avec les orientations stratégiques de la réforme globale en cours du Burkina Faso du système éducatif  entamé depuis 2006. L’Etat Burknabè a en effet  décidé d’envisager une réforme curriculaire du cycle d’éducation de base comprenant le préscolaire, le primaire, le post-primaire et l’éducation non formelle.
    • Processus d’élaboration des nouveaux curricula résultant des conclusions d’un état des lieux des programmes existants d’audit enclenché en 2013 et ayant fait ressortir de faibles rendements liés à un mode plutôt transmissif et laissant peu de place à des apprentissages participatifs, développant confiance et estime de soi et des autres, sur les aspects psychomoteurs et socio-affectifs.
    BENEFICIAIRES
    • Bénéficiaires directs : 30 enseignants  dont  25 issus de 15 écoles de la circonscription de l’Education de Base  n°14 de Ouagadougou + 4 provenant de la CEB N°3 de Dori (zone d’intervention du projet global).
    • Bénéficiaires indirects : ensemble des enseignants des 19 écoles et au total environ 5500 élèves.

    Les formations sont prévues à Ouagadougou.

    PROGRAMME DES FORMATIONS PREVUES EN PLUSIEURS SESSIONS

    ANNEE 1- 2018/2019 : FORMATIONS

    Module 1 : La réforme du système éducatif enclenché depuis mars 2013 (3 jours)

    • Séquence 1 : les fondements de la réforme curriculaire au Burkina Faso
    • Séquence 2 : Etats des lieux de la mise en œuvre des programmes d’études de l’éducation de base
    • Séquence 3 : le cadre d’orientation du curriculum (le profil du sortant du cycle de l’éducation de base, l’approche pédagogique de la réforme curriculaire, l’organisation pédagogique des contenus des nouveaux curricula, le volume horaire annuel, l’évaluation des apprentissages et la certification des acquis)
    • Séquence 4 : La stratégie globale d’implantation de la réforme (2015-2019)

    Module 2 : Méthodes pédagogiques innovantes (6 jours)

    • Séquence 1 : La pédagogie différenciée
    • Séquence 2 : La pédagogie de groupe
    • Séquence 3 : la pratique du tutorat
    • Séquence 4 : La pédagogie de l’erreur
    • Séquence 5 : La pédagogie de la maîtrise

    Pédagogie de groupe 2Organisation de la salle d’une classe pour le travail en groupe

    PLUS DE DETAILS SUR CES PEDAGOGIES INNOVANTES  : CLIQUER ICI

     

    Module 3 : Initiation sur la CNV et la gestion des conflits (6 jours)

    • Séquence 1 : L’éducation à l’empathie
    • Séquence 2 : La gestion non violente des conflits
    • Séquence 3 : Le concept de la CNV
    • Séquence 4 : Les principes de base de la CNV

    Tené dans son école

    PLUS DE DETAILS SUR CES OUTILS DE COMMUNICATION   : CLIQUER ICI

     

    Module 4 : L’éducation aux droits des enfants en milieu scolaire (3 jours)

     

    ANNEES 2 ET 3 – 2019/2021: SUIVI DES MISES EN ŒUVRE DES FORMATIONS PAR LES FORMATEURS

    FIN ANNEE 3 – 2021: ATELIER DE CAPITALISATION ET DE DIFFUSION DES ACQUIS

    METHODOLOGIE :  DES FORMATIONS PARTICIPATIVES

    But des sessions de formation

    Atteindre ensemble, formateurs et participants, les résultats des formations et répondre aux attentes exprimées et retenues.

    Démarche pédagogique

    L’approche privilégiée dans le cadre de la formation est de  type participatif à travers l’implication et la participation active des bénéficiaires dans toutes les étapes de la formation. Les participants et l’équipe des formateurs devront assumer la responsabilité collective du processus d’apprentissage.

    Des échanges en brainstorming, exercices individuels et en groupes suivis de mise en commun en plénière, des exposés suivis de débats, des mises en situation, des cas pratiques puisés dans l’expérience pratiques des participants doivent constituer l’éventail des méthodes et outils utilisés pendant la formation.

    Les travaux en plénière et en groupes tenant compte de trois éléments majeurs :

    • l’utilisation optimale en plénière des connaissances et des expériences de chacun-e des participant-e-s ;
    • la transférabilité immédiate des apprentissages par des exercices pratiques et de groupes. C’est pendant les travaux de groupe que les participantes doivent le plus renforcer leurs capacités.
    • Des engagements ou des projets retour seront pris par les participant-e-s pour le réinvestissement des acquis de la formation.

     

     

     

    Note mise en ligne en août 2016 – mise à jour le 28/06/2017